LES ARTISTES DE MOTOCO S’EXPOSENT EN PUBLIC

(article paru le 04/11/2013 dans le Journal L’Alsace • http://www.lalsace.fr/haut-rhin/2013/11/04/les-artistes-de-motoco-s-exposent-en-public)

Œuvres et travaux en tout genre : hier, dans le bâtiment 75 de la friche DMC, le public était convié à découvrir les artistes de l’association Motoco. Photos Dom Poirier

Œuvres et travaux en tout genre : hier, dans le bâtiment 75 de la friche DMC, le public était convié à découvrir les artistes de l’association Motoco. Photos Dom Poirier

Les premiers créateurs de l’association Motoco, qui investissent depuis quelques semaines le bâtiment 75 de la friche DMC à Mulhouse, ont ouvert hier pour la première fois leurs ateliers au public. Cette pépinière de talents compte bien faire revivre ce temple de l’industrie mulhousienne.

C’est un pari fou que s’est fixé il y a quelque temps Mischa Schaub, un Suisse de 61 ans, créateur design pour l’industrie, directeur et professeur de l’Hyperwerk, « Institut for postindustrial design » de Bâle. Dans l’ancienne mecque de l’industrie mulhousienne DMC, qui n’est aujourd’hui qu’une friche sans vie, il a choisi le bâtiment 75 comme repère à artistes en tout genre pour le compte de son association Motoco («More to come » en anglais, qu’on peut traduire par « plus à venir »). Et depuis quelques semaines, une cinquantaine d’artistes suisses, allemands et français investissent les lieux en y installant leurs ateliers et en y posant leurs œuvres. Hier, pour la première fois, ce temple de « l’open culture » s’est ouvert au public.

Le début d’une aventure hors norme

Au rez-de-chaussée, c’est la convivialité : un bar, une cuisine de fortune, des tables, des chaises et une choucroute géante à midi pour 100 personnes qui avaient décidé de prendre leur temps pour découvrir ce vaste univers. « C’est vraiment un endroit incroyable, remarque Sophie, un verre à la main. Espérons que ce lieu magique puisse vivre très longtemps. »

Mais la magie, c’est plutôt aux 1er et 2e étages qu’elle opère. Une magie créatrice, bien évidemment, concoctée par des artistes qui travaillent chacun dans leur atelier mais qui, pour certains, partagent aussi différents espaces collectifs. « C’est vrai qu’il y en a qui s’enferment dans leur bulle, constate l’un d’eux. Mais depuis le début, il y a une émulation et de nombreuses discussions dans ces lieux de vie communs. Pourvu que ça dure. »

De la sculpture, de la peinture, de la gravure, de la couture, de la création musicale ou des meubles design, chaque visiteur a pu y trouver son compte – ou pas – en se baladant d’atelier en atelier (pour ceux qui étaient ouverts…) et en plongeant dans des univers parfois étranges. « C’est le début d’une aventure hors norme, il va falloir un peu de temps pour que tout se mette en place », murmure-t-on dans les allées du bâtiment 75. En tous les cas, nos voisins suisses ont déjà trouvé leurs marques, avec des espaces parfois high-tech qui ne laissent pas indifférents.

Tous les premiers dimanches du mois, les artistes ouvriront à nouveau leurs portes pour faire découvrir leur monde. N’hésitez pas à toquer et à demander ce qui se passe derrière ces murs.

Grégory Lobjoie

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