FESTIVAL : IMAGE, MUSIQUE ET PARTAGE À LAB’WATT

(article paru dans le journal L’Alsace le 25/08/2014)

Après une journée consacrée à la création audiovisuelle et une autre aux concerts, le 1er festival Lab’watt s’est achevé par une série d’animations participatives, hier, à Motoco, sur le site DMC à Mulhouse.

« Oyez, oyez, braves gens ! Un spectacle va vous être présenté ! » , clame Stéphane Ruch, co-organisateur du festival Lab’Watt, lancé ce week-end sur le site DMC par l’association Zone libre.

Petite leçon de savoir-vivre avec la troupe des Villotins de Hochstatt. Photo L'Alsace Darek Szuster

Petite leçon de savoir-vivre avec la troupe des Villotins de Hochstatt. Photo L’Alsace Darek Szuster

Bonsoir les fauchés !

Les regards se tournent vers deux tables où sont accoudés un couple d’aristocrates en grande tenue et une rombière aux épaules drapées d’une peau de renard mort. « Bonsoir les fauchés ! » , lancent-ils avant de confier à la plèbe quelques conseils de connaisseurs permettant de se fondre dans « la haute ». De tableau en tableau, ils glissent de petites astuces permettant d’attirer à coup sûr une archiduchesse dans son salon, d’organiser un bal avec le tout-Paris dans une caravane miteuse, de se curer le nez avec distinction dans un palace… Le tout émaillé par les recettes délirantes d’un groom et les aphorismes éthyliques d’un barman philosophe.

Après cet intermède théâtral entrecoupé d’éclats de rire et servi par la troupe des Villotins de Hochstatt, le festival reprend son cours tout autour du bâtiment 75, désormais occupé par des dizaines d’artistes et baptisé « Motoco ».

Après une première journée consacrée à la création audiovisuelle, puis un samedi placé sous le signe de la musique, avec, d’un côté, un sound-system dont les basses faisaient trembler les baies vitrées et, de l’autre, une grande scène et sept concerts live, ce dernier jour est consacré à la convivialité et au partage.

Dans la cour, jalonnée de sculptures, d’ampoules colorées, de structures en bambou et parcourue par le bourdonnement de deux didjeridoos, un graffeur réalise une fresque représentant un chimpanzé jazzy, un danseur initie les visiteurs à la salsa, une amatrice d’origami partage son hobby avec des grands et des moins grands…

« On plie selon la diagonale, on ramène les coins l’un sur l’autre » , explique-t-elle patiemment. Quelques instants plus tard, les enfants ont entre les mains une sauterelle de papier bondissante et les grands une petite boîte, en clin d’œil au nom du festival. Et ceux qui le souhaitent peuvent approfondir leurs connaissances avec des motifs plus complexes. « C’est un art ! » , plaide la professeure.

Bien que l’organisation ait été compliquée par des délais serrés et une météo capricieuse, les organisateurs dressaient hier un bilan plutôt encourageant de cette première édition. Les ondées n’ont par exemple pas dissuadé le public samedi soir, observe Edina Hoffer, créateur de Zone libre, dont le studio ouvrira prochainement à Motoco, et initiateur de l’événement.

Un lieu magique

« L’idée était de profiter de ce lieu magique et de partager toute cette énergie » , et c’est déjà ce qui s’est passé, ajoute Stéphane Ruch. « Plein de personnes sont venues se greffer et j’ai entendu des gens de Motoco dire : ‘‘Lundi, on commence la programmation de l’année prochaine !’’ Si chacun participe, ça peut devenir énorme… »

Y ALLER
Motoco ouvrira de nouveau ses portes au public le dimanche 7 septembre, de 12 h à 18 h, en présence de nombreux artistes, bâtiment 75, site DMC, 13 rue de Pfastatt à Mulhouse. Déjeuner possible sur place.

F.T.

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