JACQUES LOPEZ

L’influx de Jacques Lopez.

Signal électrique véhiculé le long de la membrane des neurones par l’intermédiaire des courants d’action, l’influx de Jacques Lopez me semble plutôt du côté de l’oxymore que de la résilience, quelque chose comme un enfant vieux, comme un rire sinistre. Un voile gris s’est posé sur le monde. Ou plus prégnant encore : il n’y a plus de monde. Attention ! N’allez pas sombrer dans je ne sais quel pathos, ce serait le pire des non-sens. Nous sommes dans la surface de réparation, dans le cadre d’un jeu et comme le reste, ce sont à présent les émotions qui se sont elles aussi enfin dématérialisées.
Le monde de Lopez est platonicien, c’est un monde d’idées, de reflets, d’images. Et l’image ne renvoi pas à une chose, à une matière mais à une autre image. Ni nominaliste, ni idéaliste, ce jeune arpète est réaliste c’est-à-dire qu’il pense et professe que notre monde est fait d’idées et non de matière, d’images, de décors, de flux, et non de choses.
De même en même, la jouissance se glisse dans d’infimes glissements. C’est du classique, du néo-classique, du post classique, du froid, du menaçant, du hiératique, du non démagogique. Ça va et ça vient ! Ça rit jaune, amer et sans joie. Ça s’embarrasse, ça s’entimide, ça s’étouffe…
C’est beau et triste comme un écolier enfermé dans les certitudes du maître et qui le regard vide contemple par une longue après-midi de printemps quelque chose qu’à part lui personne ne voit : qu’importe le contenu, tout est forme.

Yves Tenret


Au travers d’objets ouvragés mis en action dans l’espace une fiction ouverte se développe.
Ces objets d’apparence singulière viennent attaquer notre perception du temps, de l’histoire, de la notion d’événement. Ni dramatique, ni léger, les œuvres répondent à notre époque et aux images symbolique qui restent figées dans notre pensée. Les différentes pièces sont autant de débordement d’un imaginaire fabriqué par l’accumulation d’idées, de médias en général, de formes en particulier.
Les différentes formes sculpturales accumulent des recherches sur les matériaux que sont le plastique et le bois. Le savoir-faire technique vient parfois trancher avec la spontanéité qui se dégage des reportages d’actualités. Ce parti pris vient parfois limiter la portée réelle qu’on put avoir des événements comme le typhon Bopha, ayant frappé le sud de l’île Philippine. Le détournement de la forme est également traité dans ce travail, ainsi la forme vient modifier le sens des événements d’origine et les ouvrir vers d’autres directions interprétatives.
C’est à travers la notion de mémoire, comme événement ponctuel, que sont envisagés les œuvres. Le théâtre des événements oscille entre visions imaginaires et réalité physique. Le spectateur de par sa propre consommation de média vient ressentir et enrichir le «mème» de la catastrophe, ainsi englobé dans l’action entrain de se jouer.

Through wrought objects activated in exhibition space an open fiction develops. These singular objects come to attack our perception of time, of history, of the notion of event. Neither dramatic nor careless, works meet our time and symbolic images that stick in our minds. The various works are all overflowing an imaginary produced by the accumulation of ideas, media in general, shapes in particular. Different sculptural forms accumulate research on materials such as plastic and wood. The technical know-how contrast sometimes with the spontaneity that emerges from news reports. This choice sometimes limits the actual scope that could have happened as Typhoon Bopha, who hit the southern Philippine island. The diversion of the form is also covered in this work, so the shape is changing the meaning of the original events and open to other interpretative directions.
It is through the notion of memory as punctual event, that are considered works. The background of events oscillates between physical reality and imaginary visions. The viewer by its own media consumption comes experienced and enrich the ‘meme’ of the disaster, thus included in the action spirited to play.

performance vidéo 1 min 14 Tricopter diy, bambou, bâche


Utiliser un tricopter pour agiter un drapeau composé d’une bâche et d’une tige de bambou. Certainement une façon très maladroite de signaler sa position.
C’est le parti pris de cette vidéo inscrite dans une série intitulée «How to not …».
Par cette action vaine, un moment de flottement s’installe, un moment de non-sens et d’absurde duquel se dégage une poésie.
Le symbole de la survie utilisé habituellement lors des plus grandes catastrophes climatiques, se voit tracté en l’air par une technologie bien supérieure, une sorte d’exagération de moyen pour une action dans le sens semble flottant également, l’action se trouve ralentie.

Use a tricopter for waving a flag made ​​of tarpaulins and a bamboo pole. Definitely a very clumsy way to report his position.
It is the bias of this video included of a series entitled « How to not … ».
For this vain action, a moment of hesitation settles, a moment of nonsense and absurdity which emerges a poetry.
The symbol of survival usually used in larger climate disasters, is being pulled into the air by a far superior technology, a kind of exaggerated way for action in the sense also seems to float, the action is slowed .

Il s’en passe des choses dans cette cocote, le temps s’écoule, la menace plane. Des sons de tic tac résonnent, la couleur totalement grise, l’oeuvre discrète dans un coin se fait d’abord entendre.
Ceci est une sorte d’entrainement, comment vous comporterez vous en présence de ce que vous pensez être une bombe.
Une chose cloche ici ; la bombe ne semble pas à l’échelle et si c’est une simple cocote alors pourquoi fait-elle tic tac.
Le temps que vous trouviez la réponse, il est trop tard, le temps est passé, la bombe n’a pas explosé, le tic tac s’est arrêté.
 
It is a lot going on in this cocotte, time flows, the threat looms. Ticking sounds resonate, the color totally gray, understated artwork in a corner you hear it first.
This is a kind of training, how you will behave in the presence of what you think is a bomb.
Something wrong here; bomb does not seem to scale and if it’s a simple cocote then why is it ticking.
By the time you find the answer, it is too late, the time has passed, the bomb did not explode, the ticking stopped.